J'ai eu la chance de pouvoir aller assister à une des représentations de la nouvelle pièce de théâtre du Théâtre du Nouveau-Monde: Albertine en cinq temps. Cette oeuvre de Michel Tremblay m'a agréablement surprise non pas particulièrement par le jeu d'acteur mais surtout par le texte. Sans aucun doute, les cinq actrices étaient splendides mais les répliques étaient époustouflantes. En surface, elles pouvaient sembler superficielles mais elles étaient tellement imprimées d'une énergie forte. Petit bémol: le décor était à mon avis un peu chargé. Je trouvais que les femmes n'avaient pas assez de place pour s'exprimer ou pour se déplacer. La place à l'imagination du spectateur était un peu limitée. C'est comme si on nous donnait un cadre dans lequel nous devions «fitter». Je pense qu'il y avait une différence entre les actrices par leur jeu. Ce qui pouvait être difficile dans cette pièce était de sonner faux. Il y avait une mince ligne entre ce donner dans le jeu et en faire trop. Par contre, à mon avis, les cinq femmes étaient très bonnes. En particulier celle qui jouait la plus âgée, Monique Miller. Elle était époustouflante. Bref, coiffé d'un petit souper au Sésame, ce fut un succès!
mercredi 30 avril 2014
mardi 22 avril 2014
Orgueil et Préjugés
Sur le thème de l'amour je vous présente une oeuvre que j'aime beaucoup. Peut-être que je suis quétaine et beaucoup trop classique, mais j'ai bien aimé lire le livre de Jane Austen, Orgueil et Préjugés. Il y a aussi l'adaptation cinématographique qui n'est pas trop mal et qui reflète très bien le livre. C'est une histoire d'amour entre une jeune femme et un homme dans le début des années 1800. En fait, l'histoire tourne autour des deux personnages principaux qui sont persuadés qu'il ne tomberont jamais amoureux de qui que ce soit pour cause de leur indépendance. Quand on y pense l'histoire n'est pas plus originale que ça mais elle est tout de même très agréable à lire. Je pense que j'apprécie le fait que la dame principale ne soit pas une pauvre amoureuse écervelée. Elle sait penser par elle-même, agir selon ses propres principes et prendre ses décisions seule. Elle est l'antipode du modèle de femme de sa génération. Elle ne pense pas qu'elle a besoin d'un homme dans sa vie pour fonctionner. Sachant que Jane Austen a écrit se livre dans la fin des années 1700, c'est tout de même très surprenant. Bref, j'ai aimé cet ouvrage parce qu'il s'agit d'une belle et classique histoire d'amour et c'est très bien comme ça. Pourquoi vouloir cacher son côté plus fi-fille comme on dit ?
dimanche 23 mars 2014
Mexicana - Mars&Matz et Mezzomo
La bande dessinée Mexicana raconte l'histoire d'un policier qui découvre le noir secret de son fils. Celui-ci est en relation avec une femme qui n'a pas des intentions pures et qui n'est pas sincère envers lui. Le père de Kyle, le fils en question, se doit d'aider sa progéniture lorsqu'il découvre qu'elle en grave danger. En effet, il s'est embobiné dans une histoire de drogue qui inclut le cartel local le plus dangereux de la frontière. Pour ne pas en dire trop, je vais arrêter mon résumé à cela. C'est une oeuvre qui est fascinante et surtout qui nous garde en haleine tout au long de notre lecture. Les dessins sont parfaitement ajusté au type d'ouvrage dont il s'agit. Les couleurs sont plutôt chaudes et dans les teintes d'orangés lorsque l'auteur tente de montrer l'environnement où se déroule l'intrigue. J'aime beaucoup le style policier et polar dans les livres, bande dessinée ou encore séries télévisées. J'ai trouvé l'intrigue bien articulée et surtout très captivante. J'ai bien aimé le fait que le bédéiste ait décidé de terminé son tome sur une note plus «punchée» et incertaine. Bref, j'ai bien hâte de commencer la lecture du deuxième tome...
dimanche 9 mars 2014
Fault Lines à la Cinquième Salle

Le spectacle Fault Lines à la Cinquième Salle de la Place des Arts de Montréal est magnifique. Il fait partie de la série Spectaculairement Chine. Il est aussi intitulé « Tremblements de corps et de cœurs ». Il mélange des danseurs professionnels de Chine, de Nouvelle-Zélande et d'Australie. Le spectacle fut créé au Festival de Melbourne, situé en Australie, en 2012. Il met en scène le tremblement de terre dans le Sichuan (en Chine) en 2008. Le tremblement de terre fut tragique et 70 000 morts furent déclarés. Les danseurs dansent avec intensité et émotion. Sept danseurs de la troupe, composée de 16 danseurs, ont été directement touchés par le tremblement de terre. Ce numéro contemporain est époustouflant par ses portés et ses mouvements inspirés par le tremblement de terre. À vrai dire, les danseurs sont beaucoup plus impressionnants que les danseuses par leur puissance lors de leur sauts et leurs « pirouettes ». Bref, ébranlant et émouvant! Malheureusement le spectacle ne se donne plus mais espérons que la troupe nous fera un plaisir de revenir à Montréal!
mardi 11 février 2014
La descente aux enfers-Alain Magloire
Publié le 05 février 2014 à 08h04 | Mis à jour le 05 février 2014 à 10h27
Alain Magloire: la descente aux enfers d'un surdoué
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Une pilule d'ecstasy avalée dans un rave. Voilà ce qui a allumé l'étincelle de la maladie mentale et fait basculer la vie d'Alain Magloire, un homme aimé et accompli, dont la descente aux enfers s'est tragiquement terminée, lundi, sous les balles de la police. Père de deux fillettes, ancien chercheur en biochimie, intervenant auprès d'enfants handicapés durant près d'une décennie et fils de l'ancien ministre haïtien de la Justice René Magloire, rien ne le prédestinait à un aussi triste destin.
« Tout le monde pourrait témoigner que c'était la personne la plus douce et la plus calme. Même dans la maladie, il était plein de bonne volonté », raconte la soeur de la victime, Johanne Magloire.
« Je ne l'ai jamais vu se battre lorsqu'il était enfant. Je ne l'ai jamais vu se battre avec ses amis, ce n'est pas un gars violent », déclare pour sa part René Magloire, le père du défunt.
M. Magloire a longtemps été procureur de la Ville de Montréal-Nord et deux fois ministre de la Justice d'Haïti, où il vit. Il prévoit rentrer demain au Québec pour organiser les obsèques et retrouver ses proches. Il dit être « très surpris » de savoir que son fils a pu être jugé menaçant par les policiers.
«Il a sauté une année au primaire, et une autre au secondaire. Il a commencé l'université à 18 ans. Il a été invité à faire sa médecine à la Sorbonne, où il est allé un an, avant de revenir au Québec pour faire une maîtrise en biochimie. Trente personnes ensemble n'arriveraient pas à atteindre son quotient intellectuel !»Pierre Magloire
Frère d'Alain Magloire
À partir de 17 ans jusqu'à la fin de ses études, Alain Magloire a été moniteur au camp Papillon et intervenant au centre de répit de la Société pour les enfants handicapés du Québec.
Après ses études, il a été embauché comme chercheur à l'Institut national de recherche scientifique et chez PROCREA, où il faisait des recherches sur la fertilité.
Avec ses six pieds six pouces, il ne passait pas inaperçu. « Quand je pense à Alain, je pense à un géant entouré d'enfants en fauteuil roulant. C'était le héros de beaucoup d'entre eux », raconte une amie, Ève Barrette-Marchand.
Personne joviale
«C'était la personne la plus joviale et la plus appréciée de tous les gens que je connaissais. C'était impossible de ne pas l'aimer, il était tout le temps en train de faire des blagues», ajoute Luc Archambault, un ami qui l'a aussi rencontré au camp Papillon.
Alain Magloire a également rencontré sa conjointe alors qu'il travaillait au camp. Il a eu deux fillettes avec son amour de jeunesse. Ils se sont acheté un triplex à Montréal. « C'était une belle histoire d'amour », raconte Ève Barrette-Marchand.
Selon sa soeur et son frère, sa vie a basculé au milieu des années 2000 après qu'il a consommé une substance illicite lors d'une fête.
«Un jour, il est allé dans un party rave. Quelqu'un lui a refilé de l'ecstasy. Probablement de la scrap, et ça lui a endommagé le cerveau. Le lendemain, il m'a appelé en panique, il était paranoïaque et pensait que tous les services de police de la planète couraient après lui», a affirmé Pierre Magloire.
Faire l'expérience de la rue
À partir de ce moment, l'état psychologique d'Alain Magloire s'est détérioré. Il a donné son triplex à la mère de ses enfants et est allé vivre dans une chambre. Lorsqu'il traversait de « bonnes » périodes, il prenait soin de ses filles. Récemment, il semblait avoir pris du mieux.
Toute la famille Magloire a passé Noël ensemble. Il n'y a pas longtemps, il a dit à sa soeur vouloir faire l'expérience de la vie dans la rue. Il a fréquenté quelques ressources en itinérance de la métropole.
À l'Accueil Bonneau, on le surnommait «Allan». Si plusieurs sans-abri disent de lui qu'il était «dans sa bulle», tous l'appréciaient néanmoins. Selon Nicolas Pagot, coordonnateur de l'intervention psychosociale, il n'a jamais été impliqué dans aucun incident ni ne s'est jamais montré violent.
Il y a à peine deux semaines, Alain Magloire a été croqué par un photographe de La Presse dans le cadre d'un reportage sur les visages de l'itinérance à Montréal. Plusieurs proches ont été attristés de l'y reconnaître. « Depuis, je pensais à lui de façon quotidienne », a dit Luc Archambault. « Ça me faisait beaucoup de peine de voir que je n'avais aucun recours pour l'aider. »
-Avec Étienne Côté-Paluck, collaboration spéciale
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Cette histoire est extrêmement triste. On ne réalise pas souvent que notre vie ne tient qu'à un fil. Il faut profiter des beaux moments et penser deux fois avant de commettre une action. Par contre, on ne peut pas prévoir le résultat de cette action. Cet homme n'a pas été chanceux vers la fin de sa vie. Cet article nous permet de voir la vulnérabilité du cerveau humain. Il nous rappelle que nous ne sommes pas invincibles et qu'il faut prendre soin de nous. La vie est vite passée. Belle leçon de vie!
Sochi-2014
Cette publicité est très intéressante. Elle est mise en onde par la compagnie Bell. Elle met en vidéo le fait qu'on peut regarder les olympiques de Sochi partout sur son cellulaire. Par contre, l'image passe très vite, mais on peut voir un couple homosexuel qui s'embrasse dans leur salon. J'ai trouvé intéressante la petite métaphore. Probablement que ce n'est que de la pub et qu'ils veulent bien paraître mais quand même. On fait une petite pique à la situation de l'homosexualité en Russie et tout le drame qu'il y a eut autour de cela pour l'arrivée des olympiques.
mardi 4 février 2014
Hopsin - ILL MIND OF HOPSIN 5
Cette chanson est très intéressante. Cet artiste critique les coutumes de sa culture qui «empêche les noirs d'évoluer», pour reprendre les mots de l'auteur. Durant toute la chanson, il donne son avis sur les femmes et les hommes de sa génération. Il va critiquer les femmes avec des mots que je trouve durs, mais sa pensée fait du sens. Ses arguments sont bons et sa vision de ce que deviens notre génération aussi. C'est une chanson où il y a beaucoup de paroles et, donc, beaucoup de contenu. Le rythme est également très bon. Contrairement à la plupart des chansons de notre époque, cette chanson a des paroles profondes et recherchées.
mardi 14 janvier 2014
Sortie de littérature- 13 décembre
Cette sortie était très intéressante. Je ne vis pas dans le quartier Mont-Royal ce qui fait que je ne connaissais pas vraiment la sorte de librairie qu'il y avait. J'ai été agréablement surprise. Les bouquineries dans lesquelles nous sommes entrés étaient simples et petites mais remplies de livres de tous genres. Une grande partie des ouvrages que j'ai parcourue étaient usagés. Ils étaient donc beaucoup moins chers que dans des librairies à grande échelle comme Renaud-Bray. C'était une activité originale qui m'a beaucoup inspirée!
dimanche 8 décembre 2013
Les couleurs... quelque chose de subjectif?
Ce vidéo mérite d'être regardé. Il est très troublant et nous pose des questions sur ce que nous croyons connaître comme des acquis alors que c'est tout le contraire. Il est en anglais mais l'animateur est très clair dans ses propos.
Chihuly est un artiste impressionnant et bien que son exposition a été présentée au musée des beaux arts de Montréal il y a quelque temps, il est toujours d'actualité. Malgré tous les malheurs qu'il a vécu ce mécène de l'art contemporain n'a jamais cessé de pratiquer. Maintenant, il entraîne de nombreux artistes en les «coachant» si on peut dire pour créer toute une génération d'artiste. Il n'a pas peur d'exposer ses œuvres dans des lieux publics malgré le fait que celle-ci pourraient être vandalisées à n'importe quel moment. Ce qui est intéressant de remarquer c'est qu'en grande partie les réalisations sont respectées.
mardi 5 novembre 2013
Le Point.fr - Publié le - Modifié le
Ces personnes étaient prêtes à payer pour voir cette enfant de dix ans, créée par l'ONG Terre des Hommes, se livrer à des actes sexuels par webcam.
Une fillette philippine virtuelle que l'ONG Terre des Hommes a annoncé lundi avoir créée et que plus de 20 000 "prédateurs" ont contactée, prêts à payer pour voir cette enfant de dix ans se livrer à des actes sexuels par webcam. "Nous avons créé une fille virtuelle de 10 ans, une Philippine" sur Internet, a déclaré le directeur de la branche néerlandaise de Terre des Hommes, Albert Jaap Van Santbrink, au cours d'une conférence de presse à La Haye. Une image virtuelle de l'enfant a même été conçue.
Dix semaines durant, le temps de l'enquête, plus de 20 000 "prédateurs" issus de 71 pays différents ont pris contact avec cette "fillette", baptisée "Sweetie", sur des forums publics de discussions : "Ils étaient prêts à payer Sweetie pour qu'elle se livre à des actes sexuels devant sa webcam." D'après le rapport de l'ONG, un homme identifié en tant qu'"Older4Young" assurant avoir 35 ans et être le père de deux enfants, originaire d'Atlanta, aux États-Unis, propose 10 dollars américains à Sweetie, écrivant : "Allume ta webcam, je suis excité."
Parmi ces "prédateurs", plus de 1 000 ont été "facilement" identifiés. L'ONG a pu retrouver leurs adresses, leurs numéros de téléphone et des photos d'eux, et a transmis leur identité aux autorités compétentes, en particulier à Interpol. "Vu que tout cela a lieu sur Internet, ils pensent que personne ne les observe, il a donc été facile de collecter des informations à leur sujet", a déclaré Hans Guyt, responsable de l'enquête.
L'ONG souhaite sensibiliser l'opinion publique et les autorités au phénomène de la prostitution des enfants sur Internet et s'est indignée du nombre réduit de personnes interpellées pour ce qu'elle qualifie de "tourisme du sexe avec enfant par webcam", seules six dans le monde ces dernières années, selon elle.
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Cette histoire particulièrement troublante me dégoûte au plus au point. Où sommes-nous rendus dans nos valeurs collectives pour accepter de tels comportements et surtout pour les faire naître? Comment se fait-il que des hommes comme ceux-ci cachent des désirs comme cela envers des fillettes pas plus vieille que 10 ans? Notre société nord-américaine les encouragent-ils? Il y a beaucoup de questions à se poser à ce sujet et surtout à mon avis, beaucoup d'actions à poser pour arrêter ces prédateurs.
- Coderre élu, le conseil municipal disputé
Denis Coderre, que les sondages donnaient largement gagnant, a finalement remporté la mairie de Montréal avec un score beaucoup plus serré que prévu. Il hérite d'un conseil municipal complètement redessiné et dont les chefs de l'opposition pourraient être absents. Tout un défi pour les quatre prochaines années.
La « proximité » et la « notoriété » de Denis Coderre l'ont finalement emporté.
L'ex-député libéral, que deux sondages donnaient largement gagnant, a été déclaré élu par la plupart des réseaux télévisés en début de soirée. Sa victoire a cependant été plus courte que prévu, alors qu'il a reçu l'appui de 31,6 % des électeurs montréalais, devant Mélanie Joly (26,5 %) et Richard Bergeron (26 %).
Le nouveau maire de Montréal est arrivé à L'Astral, au centre-ville de Montréal, à 23 h 45, après que Mélanie Joly, Richard Bergeron et Marcel Côté eurent fait leurs discours dans leurs camps. « Denis, Denis, Denis ! », scandaient ses principaux candidats réunis sur la scène et les quelque 200 partisans dans la salle.
Tout sourire, multipliant accolades et étreintes, Denis Coderre est apparu aussi content que fatigué. « Aujourd'hui, c'est une victoire pour la démocratie. »
« Ça fait 11 ans que j'attends cela ! s'est exclamée Anie Samson, mairesse réélue dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. J'ai été dans l'opposition tout ce temps-là, et là, je suis ravie d'être de nouveau au pouvoir pour pouvoir apporter une plus grande contribution. »
Bien qu'elle en soit à son sixième mandat, Mme Samson a dit qu'elle n'avait été sûre de rien. « On ne sait jamais et on ignorait quel pouvait être l'effet Mélanie Joly. »
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L'élection de Denis Coderre à la mairie de Montréal en a déçu également plus d'un. Mr. Coderre, souvent considéré comme protecteur de ce que l'on qualifie de «vieille politique» a gagné les élections plus minoritaire qu'il ne se l'imaginait. Nous pouvons comparer son appui de 31,6% avec le 74% des appuis du maire de Québec nouvellement élu, Régis Labeaume. Il est question aussi à Montréal du faible taux de participation qui atteint 40%, soit 13,4% en bas de celui de la ville de Québec. Le faible taux de vote à Montréal en inquiète plus d'un et ce n'est pas surprenant. La question que certains citoyens se posent est: Encourageons-nous le système politique actuellement en place dans la municipalité de Montréal en donnant notre vote? Les partisans de Projet Montréal et autres compétiteurs de Mr. Coderre sont en grand questionnement s'ils doivent suivre leur cœur et donc nécessairement divisé le vote ou créer ce que l'on appelle une sorte «boycott», donc ne pas voter. Est-ce réellement la façon de contester la corruption à Montréal, ne pas voter? Personnellement, voter a toujours été chez moi une nécessité et pendant que les gréviste de la politique municipale se rebellent ne sommes-nous pas «pogné» pendant ce temps-la avec un Denis Coderre comme maire? oui.
mardi 29 octobre 2013
NORMAN - AVOIR UN CHAT
http://www.youtube.com/v/fQO2Opzvyeg?version=3&autohide=1&showinfo=1&autohide=1&feature=share&autoplay=1&attribution_tag=mffcHkCStRgppqlHIRkGvg
video vraiment très drôle ! Pour ceux qui ont des chats...
video vraiment très drôle ! Pour ceux qui ont des chats...
Tenir tête ce n'est pas toujours facile..
Gabriel Nadeau-Dubois dans la tourmente
Contrairement à ce qu’une certaine pensée «mononcle» veut faire croire, la désobéissance civile bien comprise n’est pas un parti pris pour le chaos

Gabriel Nadeau-Dubois
Lux
Montréal, 2013, 224 pages
Gabriel Nadeau-Dubois (GND) ne sera pas un feu de paille. Le jeune militant, comme en fait foi l’essai qu’il publie ces jours-ci, a beaucoup d’aplomb et déjà une bonne dose de sagesse. Ses adversaires, pendant le printemps étudiant de 2012, ont voulu le présenter comme une tête brûlée, comme un boutefeu gauchiste épris de désordre. En publiant, un peu plus d’un an après les événements, Tenir tête, un essai sérieux, solide et intelligent, le jeune homme vient faire avec brio la barbe à ses contempteurs.
Récit honnête et plein d’humanité des coulisses « du plus grand débrayage de notre histoire, tous domaines confondus », Tenir tête est aussi un livre d’idées, dans lequel GND défend un modèle de société fondé sur le « maintien des conditions institutionnelles d’existence de la classe moyenne » et sur une fiscalité progressive.
Les libéraux de Jean Charest et leurs alliés médiatiques ont défendu, dans ce conflit, une conception étriquée de la démocratie et de l’éducation. En réduisant la première au seul droit de voter tous les quatre ou cinq ans et en condamnant les manifestations et « la rue », ils ont montré les limites de leur foi démocratique. « Si ceux qui appelaient le gouvernement à refuser de dialoguer avec les étudiants étaient un tant soit peu conséquents avec leurs prises de position, explique justement GND, ils cesseraient d’écrire des éditoriaux sur-le-champ. En effet, si on réduit la démocratie à la joute électorale et aux décisions de ceux qui en sortent gagnants, on ne voit pas à quoi servirait le débat public entre les élections. » La désobéissance civile bien comprise, continue GND, n’est pas, contrairement à ce qu’une certaine pensée « mononcle » veut faire croire, un parti pris pour le chaos ; « elle ne refuse pas les institutions, mais leur détournement », comme dans le cas du projet de loi 78.
Assauts argumentatifs
La logique de la « juste part » et de « l’utilisateur-payeur », défendue par Raymond Bachand au nom d’une « révolution culturelle », ne résiste pas non plus aux assauts argumentatifs de GND. « Le bénéfice social des études universitaires, rappelle ce dernier en citant le rapport Parent, a plus de poids que le bénéfice individuel. » Endetter lourdement les étudiants pour leur permettre d’accéder à ces études revient à renier ce constat qui est au coeur du modèle québécois et à pousser les diplômés vers le seul appât du gain pour rentabiliser cet investissement. Bachand n’a pas dit, explique GND, que l’ordre social qu’il voulait remplacer, « c’était celui de la classe moyenne, et que cet ordre-là avait au moins un mérite : il tentait de libérer les personnes des nécessités économiques ».
Critique féroce et brillant de « l’université de l’excellence », ce modèle à l’américaine dans lequel, selon Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal, « les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises », GND dénonce la privatisation des savoirs, la bureaucratisation des institutions, la marchandisation des diplômes, la clientélisation des étudiants et plaide pour « une université accessible et gratuite, libre de poursuivre sa vocation universelle [développement de la culture, des savoirs et quête de vérité] et qui offre aussi une solide formation professionnelle ».
Quand il revient sur la « brutalité médiatique » (l’expression est du philosophe Christian Nadeau) et la brutalité policière réservées aux étudiants pendant les événements, GND laisse poindre l’émotion. Les grévistes, faut-il le rappeler, ont d’abord été qualifiés d’enfants-rois nombrilistes, de privilégiés opportunistes, pour être ensuite traités avec mépris, et en toute incohérence, de dangereux révolutionnaires anarchistes et communistes. « Niant aux étudiants le statut d’adversaires légitimes, écrit GND, [l’élite médiatique] avait refusé d’entendre leur cause, refusé d’examiner sérieusement leurs arguments, elle avait tourné le dos au débat, elle leur avait craché au visage, méprisé leur détresse, raillé leurs espérances. »
Au nom du respect de l’ordre social à tout prix, de nombreux éditorialistes et chroniqueurs soi-disant respectables ont « préféré le combat de ruelle au débat démocratique » et appuyé aveuglément des forces policières n’hésitant plus à jouer de la matraque et de l’intimidation. Nadeau-Dubois raconte même que, sous prétexte de lui assurer une protection policière, la Sûreté du Québec l’aurait incité, par des menaces détournées, à « collaborer » avec elle. À l’heure des bilans, il y a, manifestement, pour ceux qui croient vraiment à la démocratie québécoise, des leçons à tirer de cette brutalité médiatique et policière.
Motifs de réjouissance
Malgré tout, malgré le dénouement ni chair ni poisson de la crise, GND, étonnamment serein, retient quelques motifs de réjouissance. Cette grève, écrit-il, « a été la meilleure école d’engagement politique que l’on puisse imaginer ». Elle a été l’occasion d’un débat sur des valeurs fondamentales et a permis à une jeunesse éloquente (et non « articulée », comme l’écrit GND en reprenant un anglicisme répandu), souvent considérée comme strictement individualiste et apolitique, de s’inscrire pleinement dans le débat public.
En restera-t-il quelque chose, à cet égard ? Peut-on croire, comme GND nous y invite, que cet engagement aura des suites et marque, d’une certaine façon, le réveil politique d’une génération, à laquelle le jeune militant rend hommage ? Il faut, malheureusement, en douter. Le climat social de dépolitisation règne presque partout en Occident, nourri par un culte de la gouvernance sans projet autre que la croissance économique à tout prix et adossé à un fatalisme du chacun pour soi. Faire perdurer le sursaut étudiant, dans ces conditions, s’annonce comme un sacré défi.
Il y a, pourtant, plus de grandeur, de noblesse et de plaisir, même, à tenir tête à ceux qui veulent nous rapetisser qu’à s’adapter servilement à un modèle économique qui nous réduit au statut de ressources humaines. C’est le message du beau livre, rondement et habilement mené, de Gabriel Nadeau-Dubois.
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C'est un très bel article du devoir. Il rend hommage à ce livre sans tomber dans l'admiration aveugle. Cette période du Québec qu'était la grève étudiante d'il y a un an et demi fut très mouvementée et divisa beaucoup la population... C'est un livre qui parle de la politique québécoise en général et non juste appliquée à la grève. Je pense que le message qu'essai d'envoyer Gabriel mériterait d'être entendu. C'est le cas puisqu'il est toujours à la première place des essais québécois par La Presse.
lundi 21 octobre 2013
I'AM Dangerous
Cette chanson est à saveur ironique. Le groupe français critique les médias qui les ont classé comme des rebelles étant dangereux et qu'ils incitent les jeunes à user de la violence. Ils se défendent dans cette chanson en disant qu'ils ne font que défendre leur opinion sur certains sujets et qu'ils sont tout de même des bons citoyens malgré leurs idées extrême-gauchistes. Ils se concentrent encore une fois pour impressionner leurs admirateurs avec une gamme de paroles réfléchie.
dimanche 15 septembre 2013
Film ADORE - de Anne Fontaine
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