dimanche 8 décembre 2013

Les couleurs... quelque chose de subjectif?



Ce vidéo mérite d'être regardé. Il est très troublant et nous pose des questions sur ce que nous croyons connaître comme des acquis alors que c'est tout le contraire. Il est en anglais mais l'animateur est très clair dans ses propos.
Chihuly est un artiste impressionnant et bien que son exposition a été présentée au musée des beaux arts de Montréal il y a quelque temps, il est toujours d'actualité. Malgré tous les malheurs qu'il a vécu ce mécène de l'art contemporain n'a jamais cessé de pratiquer. Maintenant, il entraîne de nombreux artistes en les «coachant» si on peut dire pour créer toute une génération d'artiste. Il n'a pas peur d'exposer ses œuvres dans des lieux publics malgré le fait que celle-ci pourraient être vandalisées à n'importe quel moment. Ce qui est intéressant de remarquer c'est qu'en grande partie les réalisations sont respectées.

mardi 5 novembre 2013

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

Ces personnes étaient prêtes à payer pour voir cette enfant de dix ans, créée par l'ONG Terre des Hommes, se livrer à des actes sexuels par webcam.

Sweetie, fillette philippine virtuelle.
Une fillette philippine virtuelle que l'ONG Terre des Hommes a annoncé lundi avoir créée et que plus de 20 000 "prédateurs" ont contactée, prêts à payer pour voir cette enfant de dix ans se livrer à des actes sexuels par webcam. "Nous avons créé une fille virtuelle de 10 ans, une Philippine" sur Internet, a déclaré le directeur de la branche néerlandaise de Terre des Hommes, Albert Jaap Van Santbrink, au cours d'une conférence de presse à La Haye. Une image virtuelle de l'enfant a même été conçue.
Dix semaines durant, le temps de l'enquête, plus de 20 000 "prédateurs" issus de 71 pays différents ont pris contact avec cette "fillette", baptisée "Sweetie", sur des forums publics de discussions : "Ils étaient prêts à payer Sweetie pour qu'elle se livre à des actes sexuels devant sa webcam." D'après le rapport de l'ONG, un homme identifié en tant qu'"Older4Young" assurant avoir 35 ans et être le père de deux enfants, originaire d'Atlanta, aux États-Unis, propose 10 dollars américains à Sweetie, écrivant : "Allume ta webcam, je suis excité."
Parmi ces "prédateurs", plus de 1 000 ont été "facilement" identifiés. L'ONG a pu retrouver leurs adresses, leurs numéros de téléphone et des photos d'eux, et a transmis leur identité aux autorités compétentes, en particulier à Interpol. "Vu que tout cela a lieu sur Internet, ils pensent que personne ne les observe, il a donc été facile de collecter des informations à leur sujet", a déclaré Hans Guyt, responsable de l'enquête.
L'ONG souhaite sensibiliser l'opinion publique et les autorités au phénomène de la prostitution des enfants sur Internet et s'est indignée du nombre réduit de personnes interpellées pour ce qu'elle qualifie de "tourisme du sexe avec enfant par webcam", seules six dans le monde ces dernières années, selon elle.
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Cette histoire particulièrement troublante me dégoûte au plus au point. Où sommes-nous rendus dans nos valeurs collectives pour accepter de tels comportements et surtout pour les faire naître? Comment se fait-il que des hommes comme ceux-ci cachent des désirs comme cela envers des fillettes pas plus vieille que 10 ans? Notre société nord-américaine les encouragent-ils? Il y a beaucoup de questions à se poser à ce sujet et surtout à mon avis, beaucoup d'actions à poser pour arrêter ces prédateurs. 
  • Coderre élu, le conseil municipal disputé

Denis Coderre, que les sondages donnaient largement gagnant, a finalement remporté la mairie de Montréal avec un score beaucoup plus serré que prévu. Il hérite d'un conseil municipal complètement redessiné et dont les chefs de l'opposition pourraient être absents. Tout un défi pour les quatre prochaines années.


La « proximité » et la « notoriété » de Denis Coderre l'ont finalement emporté.
L'ex-député libéral, que deux sondages donnaient largement gagnant, a été déclaré élu par la plupart des réseaux télévisés en début de soirée. Sa victoire a cependant été plus courte que prévu, alors qu'il a reçu l'appui de 31,6 % des électeurs montréalais, devant Mélanie Joly (26,5 %) et Richard Bergeron (26 %).
Le nouveau maire de Montréal est arrivé à L'Astral, au centre-ville de Montréal, à 23 h 45, après que Mélanie Joly, Richard Bergeron et Marcel Côté eurent fait leurs discours dans leurs camps. « Denis, Denis, Denis ! », scandaient ses principaux candidats réunis sur la scène et les quelque 200 partisans dans la salle.
Tout sourire, multipliant accolades et étreintes, Denis Coderre est apparu aussi content que fatigué. « Aujourd'hui, c'est une victoire pour la démocratie. »
« Ça fait 11 ans que j'attends cela ! s'est exclamée Anie Samson, mairesse réélue dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. J'ai été dans l'opposition tout ce temps-là, et là, je suis ravie d'être de nouveau au pouvoir pour pouvoir apporter une plus grande contribution. »
Bien qu'elle en soit à son sixième mandat, Mme Samson a dit qu'elle n'avait été sûre de rien. « On ne sait jamais et on ignorait quel pouvait être l'effet Mélanie Joly. »
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L'élection de Denis Coderre à la mairie de Montréal en a déçu également plus d'un. Mr. Coderre,  souvent considéré comme protecteur de ce que l'on qualifie de «vieille politique» a gagné les élections plus minoritaire qu'il ne se l'imaginait. Nous pouvons comparer son appui de 31,6% avec le 74% des appuis du maire de Québec nouvellement élu, Régis Labeaume. Il est question aussi à Montréal du faible taux de participation qui atteint 40%, soit 13,4% en bas de celui de la ville de Québec. Le faible taux de vote à Montréal en inquiète plus d'un et ce n'est pas surprenant. La question que certains citoyens se posent est: Encourageons-nous le système politique actuellement en place dans la municipalité de Montréal en donnant notre vote? Les partisans de Projet Montréal et autres compétiteurs de Mr. Coderre sont en grand questionnement s'ils doivent suivre leur cœur et donc nécessairement divisé le vote ou créer ce que l'on appelle une sorte «boycott», donc ne pas voter. Est-ce réellement la façon de contester la corruption à Montréal, ne pas voter? Personnellement, voter a toujours été chez moi une nécessité et pendant que les gréviste de la politique municipale se rebellent ne sommes-nous pas «pogné» pendant ce temps-la avec un Denis Coderre comme maire? oui.  

mardi 29 octobre 2013

NORMAN - AVOIR UN CHAT

http://www.youtube.com/v/fQO2Opzvyeg?version=3&autohide=1&showinfo=1&autohide=1&feature=share&autoplay=1&attribution_tag=mffcHkCStRgppqlHIRkGvg

video vraiment très drôle ! Pour ceux qui ont des chats...

Tenir tête ce n'est pas toujours facile..

Gabriel Nadeau-Dubois dans la tourmente

Contrairement à ce qu’une certaine pensée «mononcle» veut faire croire, la désobéissance civile bien comprise n’est pas un parti pris pour le chaos

19 octobre 2013 | Louis Cornellier | Livres
Avec Tenir tête, Gabriel Nadeau-Dubois montre à ses dépréciateurs qu’il ne sera pas un feu de paille.
Photo : Victor Diaz LamichAvec Tenir tête, Gabriel Nadeau-Dubois montre à ses dépréciateurs qu’il ne sera pas un feu de paille.
Tenir tête
Gabriel Nadeau-Dubois
Lux
Montréal, 2013, 224 pages
Gabriel Nadeau-Dubois (GND) ne sera pas un feu de paille. Le jeune militant, comme en fait foi l’essai qu’il publie ces jours-ci, a beaucoup d’aplomb et déjà une bonne dose de sagesse. Ses adversaires, pendant le printemps étudiant de 2012, ont voulu le présenter comme une tête brûlée, comme un boutefeu gauchiste épris de désordre. En publiant, un peu plus d’un an après les événements, Tenir tête, un essai sérieux, solide et intelligent, le jeune homme vient faire avec brio la barbe à ses contempteurs.
 
Récit honnête et plein d’humanité des coulisses « du plus grand débrayage de notre histoire, tous domaines confondus », Tenir tête est aussi un livre d’idées, dans lequel GND défend un modèle de société fondé sur le « maintien des conditions institutionnelles d’existence de la classe moyenne » et sur une fiscalité progressive.
 
Les libéraux de Jean Charest et leurs alliés médiatiques ont défendu, dans ce conflit, une conception étriquée de la démocratie et de l’éducation. En réduisant la première au seul droit de voter tous les quatre ou cinq ans et en condamnant les manifestations et « la rue », ils ont montré les limites de leur foi démocratique. « Si ceux qui appelaient le gouvernement à refuser de dialoguer avec les étudiants étaient un tant soit peu conséquents avec leurs prises de position, explique justement GND, ils cesseraient d’écrire des éditoriaux sur-le-champ. En effet, si on réduit la démocratie à la joute électorale et aux décisions de ceux qui en sortent gagnants, on ne voit pas à quoi servirait le débat public entre les élections. » La désobéissance civile bien comprise, continue GND, n’est pas, contrairement à ce qu’une certaine pensée « mononcle » veut faire croire, un parti pris pour le chaos ; « elle ne refuse pas les institutions, mais leur détournement », comme dans le cas du projet de loi 78.

Assauts argumentatifs
 
La logique de la « juste part » et de « l’utilisateur-payeur », défendue par Raymond Bachand au nom d’une « révolution culturelle », ne résiste pas non plus aux assauts argumentatifs de GND. « Le bénéfice social des études universitaires, rappelle ce dernier en citant le rapport Parent, a plus de poids que le bénéfice individuel. » Endetter lourdement les étudiants pour leur permettre d’accéder à ces études revient à renier ce constat qui est au coeur du modèle québécois et à pousser les diplômés vers le seul appât du gain pour rentabiliser cet investissement. Bachand n’a pas dit, explique GND, que l’ordre social qu’il voulait remplacer, « c’était celui de la classe moyenne, et que cet ordre-là avait au moins un mérite : il tentait de libérer les personnes des nécessités économiques ».
 
Critique féroce et brillant de « l’université de l’excellence », ce modèle à l’américaine dans lequel, selon Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal, « les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises », GND dénonce la privatisation des savoirs, la bureaucratisation des institutions, la marchandisation des diplômes, la clientélisation des étudiants et plaide pour « une université accessible et gratuite, libre de poursuivre sa vocation universelle [développement de la culture, des savoirs et quête de vérité] et qui offre aussi une solide formation professionnelle ».
 
Quand il revient sur la « brutalité médiatique » (l’expression est du philosophe Christian Nadeau) et la brutalité policière réservées aux étudiants pendant les événements, GND laisse poindre l’émotion. Les grévistes, faut-il le rappeler, ont d’abord été qualifiés d’enfants-rois nombrilistes, de privilégiés opportunistes, pour être ensuite traités avec mépris, et en toute incohérence, de dangereux révolutionnaires anarchistes et communistes. « Niant aux étudiants le statut d’adversaires légitimes, écrit GND, [l’élite médiatique] avait refusé d’entendre leur cause, refusé d’examiner sérieusement leurs arguments, elle avait tourné le dos au débat, elle leur avait craché au visage, méprisé leur détresse, raillé leurs espérances. »
 
Au nom du respect de l’ordre social à tout prix, de nombreux éditorialistes et chroniqueurs soi-disant respectables ont « préféré le combat de ruelle au débat démocratique » et appuyé aveuglément des forces policières n’hésitant plus à jouer de la matraque et de l’intimidation. Nadeau-Dubois raconte même que, sous prétexte de lui assurer une protection policière, la Sûreté du Québec l’aurait incité, par des menaces détournées, à « collaborer » avec elle. À l’heure des bilans, il y a, manifestement, pour ceux qui croient vraiment à la démocratie québécoise, des leçons à tirer de cette brutalité médiatique et policière.
 
Motifs de réjouissance
 
Malgré tout, malgré le dénouement ni chair ni poisson de la crise, GND, étonnamment serein, retient quelques motifs de réjouissance. Cette grève, écrit-il, « a été la meilleure école d’engagement politique que l’on puisse imaginer ». Elle a été l’occasion d’un débat sur des valeurs fondamentales et a permis à une jeunesse éloquente (et non « articulée », comme l’écrit GND en reprenant un anglicisme répandu), souvent considérée comme strictement individualiste et apolitique, de s’inscrire pleinement dans le débat public.
 
En restera-t-il quelque chose, à cet égard ? Peut-on croire, comme GND nous y invite, que cet engagement aura des suites et marque, d’une certaine façon, le réveil politique d’une génération, à laquelle le jeune militant rend hommage ? Il faut, malheureusement, en douter. Le climat social de dépolitisation règne presque partout en Occident, nourri par un culte de la gouvernance sans projet autre que la croissance économique à tout prix et adossé à un fatalisme du chacun pour soi. Faire perdurer le sursaut étudiant, dans ces conditions, s’annonce comme un sacré défi.
 
Il y a, pourtant, plus de grandeur, de noblesse et de plaisir, même, à tenir tête à ceux qui veulent nous rapetisser qu’à s’adapter servilement à un modèle économique qui nous réduit au statut de ressources humaines. C’est le message du beau livre, rondement et habilement mené, de Gabriel Nadeau-Dubois.

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C'est un très bel article du devoir. Il rend hommage à ce livre sans tomber dans l'admiration aveugle. Cette période du Québec qu'était la grève étudiante d'il y a un an et demi fut très mouvementée et divisa beaucoup la population... C'est un livre qui parle de la politique québécoise en général et non juste appliquée à la grève. Je pense que le message qu'essai d'envoyer Gabriel mériterait d'être entendu. C'est le cas puisqu'il est toujours à la première place des essais québécois par La Presse. 


lundi 21 octobre 2013

I'AM Dangerous



Cette chanson est à saveur ironique. Le groupe français critique les médias qui les ont classé comme des rebelles étant dangereux et qu'ils incitent les jeunes à user de la violence. Ils se défendent dans cette chanson en disant qu'ils ne font que défendre leur opinion sur certains sujets et qu'ils sont tout de même des bons citoyens malgré leurs idées extrême-gauchistes. Ils se concentrent encore une fois pour impressionner leurs admirateurs avec une gamme de paroles réfléchie.

John Newman - Love Me Again

dimanche 15 septembre 2013

Film ADORE - de Anne Fontaine


Vraiment troublant mais tout de même intéressant ! On sort de notre zone de confort en regardant ce film c'est certain! Selon moi, on aborde d'une certaine façon le complexe d’Œdipe. Malgré que le film possède certains aspects irréalistes et «américanisés», je trouve qu'il y a matière à réfléchir sur son contenu et surtout à se demander qu'est-ce que l'on considère comme moralement acceptable dans notre société.