mardi 11 février 2014

La descente aux enfers-Alain Magloire

Publié le 05 février 2014 à 08h04 | Mis à jour le 05 février 2014 à 10h27

Alain Magloire: la descente aux enfers d'un surdoué

Alain Magloire... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)
Alain Magloire
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
Une pilule d'ecstasy avalée dans un rave. Voilà ce qui a allumé l'étincelle de la maladie mentale et fait basculer la vie d'Alain Magloire, un homme aimé et accompli, dont la descente aux enfers s'est tragiquement terminée, lundi, sous les balles de la police. Père de deux fillettes, ancien chercheur en biochimie, intervenant auprès d'enfants handicapés durant près d'une décennie et fils de l'ancien ministre haïtien de la Justice René Magloire, rien ne le prédestinait à un aussi triste destin.
« Tout le monde pourrait témoigner que c'était la personne la plus douce et la plus calme. Même dans la maladie, il était plein de bonne volonté », raconte la soeur de la victime, Johanne Magloire.
« Je ne l'ai jamais vu se battre lorsqu'il était enfant. Je ne l'ai jamais vu se battre avec ses amis, ce n'est pas un gars violent », déclare pour sa part René Magloire, le père du défunt.
M. Magloire a longtemps été procureur de la Ville de Montréal-Nord et deux fois ministre de la Justice d'Haïti, où il vit. Il prévoit rentrer demain au Québec pour organiser les obsèques et retrouver ses proches. Il dit être « très surpris » de savoir que son fils a pu être jugé menaçant par les policiers.
«Il a sauté une année au primaire, et une autre au secondaire. Il a commencé l'université à 18 ans. Il a été invité à faire sa médecine à la Sorbonne, où il est allé un an, avant de revenir au Québec pour faire une maîtrise en biochimie. Trente personnes ensemble n'arriveraient pas à atteindre son quotient intellectuel !»
Pierre Magloire
Frère d'Alain Magloire
À partir de 17 ans jusqu'à la fin de ses études, Alain Magloire a été moniteur au camp Papillon et intervenant au centre de répit de la Société pour les enfants handicapés du Québec.
Après ses études, il a été embauché comme chercheur à l'Institut national de recherche scientifique et chez PROCREA, où il faisait des recherches sur la fertilité.
Avec ses six pieds six pouces, il ne passait pas inaperçu. « Quand je pense à Alain, je pense à un géant entouré d'enfants en fauteuil roulant. C'était le héros de beaucoup d'entre eux », raconte une amie, Ève Barrette-Marchand.
Personne joviale
«C'était la personne la plus joviale et la plus appréciée de tous les gens que je connaissais. C'était impossible de ne pas l'aimer, il était tout le temps en train de faire des blagues», ajoute Luc Archambault, un ami qui l'a aussi rencontré au camp Papillon.
Alain Magloire a également rencontré sa conjointe alors qu'il travaillait au camp. Il a eu deux fillettes avec son amour de jeunesse. Ils se sont acheté un triplex à Montréal. « C'était une belle histoire d'amour », raconte Ève Barrette-Marchand.
Selon sa soeur et son frère, sa vie a basculé au milieu des années 2000 après qu'il a consommé une substance illicite lors d'une fête.
«Un jour, il est allé dans un party rave. Quelqu'un lui a refilé de l'ecstasy. Probablement de la scrap, et ça lui a endommagé le cerveau. Le lendemain, il m'a appelé en panique, il était paranoïaque et pensait que tous les services de police de la planète couraient après lui», a affirmé Pierre Magloire.
Faire l'expérience de la rue
À partir de ce moment, l'état psychologique d'Alain Magloire s'est détérioré. Il a donné son triplex à la mère de ses enfants et est allé vivre dans une chambre. Lorsqu'il traversait de « bonnes » périodes, il prenait soin de ses filles. Récemment, il semblait avoir pris du mieux.
Toute la famille Magloire a passé Noël ensemble. Il n'y a pas longtemps, il a dit à sa soeur vouloir faire l'expérience de la vie dans la rue. Il a fréquenté quelques ressources en itinérance de la métropole.
À l'Accueil Bonneau, on le surnommait «Allan». Si plusieurs sans-abri disent de lui qu'il était «dans sa bulle», tous l'appréciaient néanmoins. Selon Nicolas Pagot, coordonnateur de l'intervention psychosociale, il n'a jamais été impliqué dans aucun incident ni ne s'est jamais montré violent.
Il y a à peine deux semaines, Alain Magloire a été croqué par un photographe de La Presse dans le cadre d'un reportage sur les visages de l'itinérance à Montréal. Plusieurs proches ont été attristés de l'y reconnaître. « Depuis, je pensais à lui de façon quotidienne », a dit Luc Archambault. « Ça me faisait beaucoup de peine de voir que je n'avais aucun recours pour l'aider. »
-Avec Étienne Côté-Paluck, collaboration spéciale
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Cette histoire est extrêmement triste. On ne réalise pas souvent que notre vie ne tient qu'à un fil. Il faut profiter des beaux moments et penser deux fois avant de commettre une action. Par contre, on ne peut pas prévoir le résultat de cette action. Cet homme n'a pas été chanceux vers la fin de sa vie. Cet article nous permet de voir la vulnérabilité du cerveau humain. Il nous rappelle que nous ne sommes pas invincibles et qu'il faut prendre soin de nous. La vie est vite passée. Belle leçon de vie!

Sochi-2014


Cette publicité est très intéressante. Elle est mise en onde par la compagnie Bell. Elle met en vidéo le fait qu'on peut regarder les olympiques de Sochi partout sur son cellulaire. Par contre, l'image passe très vite, mais on peut voir un couple homosexuel  qui s'embrasse dans leur salon. J'ai trouvé intéressante la petite métaphore. Probablement que ce n'est que de la pub et qu'ils veulent bien paraître mais quand même. On fait une petite pique à la situation de l'homosexualité en Russie et tout le drame qu'il y a eut autour de cela pour l'arrivée des olympiques.

mardi 4 février 2014

Hopsin - ILL MIND OF HOPSIN 5





Cette chanson est très intéressante. Cet artiste critique les coutumes de sa culture qui «empêche les noirs d'évoluer», pour reprendre les mots de l'auteur. Durant toute la chanson, il donne son avis sur les femmes et les hommes de sa génération. Il va critiquer les femmes avec des mots que je trouve durs, mais sa pensée fait du sens. Ses arguments sont bons et sa vision de ce que deviens notre génération aussi. C'est une chanson où il y a beaucoup de paroles et, donc, beaucoup de contenu. Le rythme est également très bon. Contrairement à la plupart des chansons de notre époque, cette chanson a des paroles profondes et recherchées.